Libéré par la sagesse du Bouddha

Ce texte acerbe et sans compromis, tout à fait dans le style de Kōdō Sawaki, est le sixième du petit recueil d’enseignements « Il suffit de s’assoir » . Il souligne que la pratique de zazen, loin d’être une quête intellectuelle, est un acte simple, immédiat, qui permet à chaque individu, quel qu’il soit, de se libérer. Sawaki insiste sur le fait que l’éveil du Bouddha n’est pas réservé à une élite spirituelle, mais qu’il est accessible à tous, dans chaque geste quotidien.

Menzan et nous

Mais Menzan Zuiho est, en réalité, bien plus que cela: il peut être considéré comme le fondateur du « Zen de Dōgen », c’est-à-dire l’initiateur de l’orientation actuelle de l’école Soto, centrée, souvent exclusivement, sur l’œuvre de Dōgen. Pourquoi ce texte de Menzan sur kinhin a-t-il un intérêt, au-delà du cercle restreint des érudits, pour les pratiquants ? Que savons-nous aujourd’hui de l’époque et l’œuvre de Menzan, dont les études récentes donnent une nouvelle image et dont le texte est traduit ici par Tenryû pour la première fois en Français ? Surtout, que pouvons-nous apprendre d’utile pour notre pratique de cette histoire ?

La méditation marchée

Le Bouddha a dit : « D’abord je m’assieds là où je pratique, et je me tourne vers l’arbre, puis je fais kinhin. » On trouve-là, assurément, l’origine de la pratique de kinhin comme accompagnement de l’assise. Cette manière de pratiquer kinhin a été transmise en personne par T’ien-T’ung Ju-Ching  au fondateur de notre lignée il y …

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